dimanche 25 novembre 2007

Short Story part 3

Pour tromper sa solitude, elle s’était inscrite sur un site de rencontre. Elle avait vu quelques hommes, très semblables à ses collègues de travail finalement, qui se soulageaient en elle plus qu’ils ne lui faisaient l’amour. Ce manque d’amour et de considération constante ne la dérangeait pas plus que ça pour autant. Elle avait de plus en plus de mal à soutenir son propre regard dans la glace. Elle ne comprenait pas. Elle s’aimait avant. Elle ne savait plus très bien à quel moment précis elle s’était perdue. Ca devait coïncider avec son départ à lui. Au moment, où elle entrait son mot de passe sur ce site visiblement pondu par un quelconque con de publicitaire qui se met de la poudre plein le nez en tâtant les fesses d’une jeune mannequin russe à peine majeure, elle se dit que ce soir, c’était décidé, elle « se trouvait un mec », comme dirait sa mère. Elle entra donc son pseudo et son mot e passe. Dans cet univers virtuel, elle s’appelait petite lune, elle trouvait ça stupide et puéril mais il faut croire que tout le monde n’était pas de son avis. En effet, beaucoup d’hommes la contactaient, des hommes d’horizons divers, des beaux, des plutôt quelconques voire carrément laids. Mais elle s’en fichait, le peu d’amour qu’ils lui offraient la faisait sentir vivante. Une petite fenêtre se mit à clignoter sur son écran, signe que quelqu’un voulait entrer en contact avec elle. Elle double-cliqua et découvrit la soi-disant identité de son interlocuteur. Il se prénommait François, il avait une trentaine d’années et n’avait pas pris la peine d’associer une annonce à son profil. Elle ne répondait jamais aux personnes sans annonce, mais ce soir-la, son besoin d’être désirée fut le plus fort.

mercredi 21 novembre 2007

L'intellect censuré ou le grimage des sentiments


Illustré par des sots,déplaisir par un volte-face coquelicot
snobisme egaré, soupirs incompris
Pêcheur seul et heureux d'étendues vastes et sauvages,
Flots croquants d'une collerette de cuivre
C'est une fuite désirée où le plombier serait messie
Inutile de cartographier, de planifier ou d'aplanir
Chemin,voie,tout est sur-empreinté

Rien, rien ne sortira de cette gangue de vanité fétide
De notre hibernation estivale, de notre anesthésie géniale
On s'être perdu, dans ce roncier dévolu
L'avalanche cramoisie de regards désireux
Témoignage franc et dévoilé d'un Etat de Dictature Libidineuse

Short story part 2 (because I know you love it)

C’était mercredi. Le poste de radio hurlait de la variété française des années 90. Elle était assise sur son lit. Elle venait de rentrer et cette fois encore, elle s’en voulait. De quoi ? Elle n’en avait pas la moindre idée, ça lui faisait le coup à chaque fois, après chaque soirée à parler boulot avec des gens qu’au fond d’elle-même elle détestait. Elle ne savait pas quoi faire ce soir. Peut être allait-elle aller au cinéma, il fut un temps où elle adorait ça. Son intérêt pour cet art s’était dégradé depuis qu’elle était arrivée ici, elle n’avait plus tellement envie d’affronter le regard des adolescents dans la salle qui se demandaient quel genre de fille pouvait bien aller au cinéma seule. Elle avait envie de leur hurler qu’eux aussi, un jour ils deviendraient des adultes chiants, et que d’ailleurs ils l’étaient déjà chiants. Et puis, elle ne voyait pas pourquoi ils se croyaient mieux que les autres. Après tout, ils étaient comme elle, de vulgaires corps attendant que la mort arrive.

mardi 20 novembre 2007

Short story part 1

La semaine avait été difficile, pas que la semaine d’ailleurs. Depuis des mois, elle essayait de faire face tant bien que mal à de gros problèmes financiers, sentimentaux et professionnels. Elle s’était mise à boire, assez inconsciemment en fait. Ca avait commencé par une petite bière après la journée de travail avec les collègues : après tout, ce n’était pas si facile que ça de travailler dans un milieu très masculin, et c’est dans un réel but d’intégration professionnelle qu’elle s’était mise à accepter ses invitations dans les bars environnants. Petit à petit, elle s’était mise à commander un vrai demi, puis deux et cela sans même sans rendre compte. Quand l’hiver arriva, il se mit à faire très froid, et comme elle dépensait pas mal d’argent avec l’herbe qu’elle consommait quotidiennement depuis quelques semaines, elle n’avait vraiment pas chaud dans son studio et « pour se réchauffer », disait-elle, elle avait acheté du cognac. La première bouteille dura une semaine. Il fallait admettre que sa vie quotidienne là-bas était globalement assez morne. Elle rentrait vers 17h00, retrouvait ses collègues dans le bar miteux en face de chez elle, en sortait aux alentours de 19h00, regardait les vagues talk shows à la télévision sans vraiment y comprendre quelque chose, encore sous l’effet de l’alcool, prenait une douche puis se servait un verre de cognac, puis un deuxième d’autres suivaient jusqu’à ce qu’elle s’écroule sur son lit pour s’endormir sans même en avoir conscience. Le même scénario se répétait chaque soir et aucun évènement, aussi bouleversant que ce soit, n’aurait pu changer cette routine.

I wanna be a TV icon











samedi 17 novembre 2007

La cité

Traversant une cité malingre
Où tout est en tôle
Aride et lacustre
Usée, érodée
La ville des hauteurs
Planant autour des froideur
Neige et pleurs éternels
Sur cet îlot vénéré des nuages
Aspiré , inspiré par des mages
Un seul garçon, aventurier andin
Impassible devant l'alpin
Jeune troubadour
Générant des partitions
Habité par le son
Solitaire mélomane
Complice des répercutions
Se nourrissant de circonvolutions
Empereur végétal,animal, minéral
Orchestrant depuis son piedéstal
Il n'as ni naissance, ni vraisemblance
il n'est seulement qu'une essence
Volubile, subtile, Volatile
Irrésistiblement aérien
Lui sème le Sublime
Là où d'autres ne voient que du rien

Nature under Acid






Narcisse and Me















We are Green Waves and Pink trees
You don't know us yet
You are gonna love our art
As much as you are gonna hate it
So take a deep breath and let's go